Introduction

Le doute de soi… c’est un sentiment que je connais bien.


Parfois, j’ai même l’impression qu’il me suit depuis mes premières années d’études, comme une petite ombre silencieuse

qui s’invite dans chaque décision, chaque projet, chaque nouvelle

étape.


Plus j’accompagne les femmes en coaching, plus je réalise à quel point nous sommes nombreuses à vivre avec cette même ombre.


Je le vois chez mes clientes perfectionnistes qui veulent tout maîtriser.


Je le vois chez celles qui réfléchissent trop, qui ont peur de mal faire, de déranger, de ne pas être « assez ».


Je le vois chez mes participantes qui se sentent coincées dans leur vie alors qu’elles « ont tout pour être heureuses ».


Et je le vois encore… chez moi.


Parce que ce que je transmets dans mes séances, dans mes ateliers, dans mon programme Lumen’Essence… je l’applique d’abord à moi-même.


Mon auto-coaching fait partie intégrante de ma routine : je m’assois, j’observe mes pensées, je les note, je les examine. Je regarde honnêtement ce que mon esprit est en train de créer. Je repère ces petits dialogues internes qui sapent l’énergie, la confiance, la clarté. Et je les travaille. J’enregistre mes pensées, j’utilise mes modèles, je me fais coacher aussi.


Parce que oui : même quand on accompagne les autres, même quand on a des outils puissants entre les mains, même quand on « sait »…on traverse encore des turbulences émotionnelles.


Et quand ces turbulences arrivent, parce qu’elles arrivent toujours, tôt ou tard, je m’assois avec moi -même. Je ne laisse plus mon esprit partir sans surveillance.


Je sais trop bien ce que ça crée : l’agitation, le stress dans le corps, la confusion, l’indécision… et des résultats qui ne ressemblent pas à la vie que j’ai envie de vivre.


Et s’il y a bien une chose avec laquelle j’ai longtemps lutté, c’est le doute de soi.


Ce doute qui te fait hésiter alors que tu sais exactement ce que tu veux.


Ce doute qui te fait te sentir petite alors que, profondément, tu sens que tu es faite pour tellement plus.


Ce doute qui te fait tourner en rond dans ta tête, sans oser avancer.


Si toi aussi tu doutes de toi et que tu te sens perdue dans ton cheminement personnel et professionnel, je te partage dans cet article quelques pistes et astuces « antidote » au doute de soi afin que tu puisses te reconnecter à ce qui est important pour toi et avancer.


Comprendre le doute de soi

Le doute est un mécanisme naturel qui fait partie de la condition humaine. Il se manifeste lorsque nous nous aventurons hors de notre zone de confort, lorsque nous tentons quelque chose de nouveau ou lorsque nous sommes confrontées à des décisions importantes.


Il peut nous paralyser ou nous motiver, selon la manière dont nous choisissons de l’accueillir.


Ce qu’il faut savoir, c’est que chaque fois que tu évolues dans ta vie, chaque fois que tu décides de passer au niveau supérieur, tu seras en proie au doute de soi.


Cela fait partie du processus.


Et je pense que c’est pour cela que beaucoup de femmes pourtant ambitieuses, de vraies « achievers », ne cherchent pas à évoluer par exemple dans leur carrière. Elles ne veulent pas s’exposer parce qu’elles ne veulent pas avoir à gérer l’inconfort qui accompagne chaque nouvelle évolution — ce doute de soi qui les paralyse.


Alors elles essaient de se cacher. Et quand je dis « elles », j’en fais partie.

Il y a tellement d’exemples dans ma propre vie où j’ai vraiment essayé de prendre une échappatoire pour ne pas avoir à gérer mon propre doute de soi et mes propres frustrations envers moi-même.

Je ne voulais tout simplement pas le faire. Je ne voulais pas avoir un objectif si grand qu’il faisait remonter toutes ces peurs encore et encore.

Et ce que j’ai découvert, c’est que toutes ces échappatoires ne menaient qu’à une saveur différente de la misère.

Avec le temps, j’ai compris que toutes ces stratégies d’évitement de l’inconfort ne menaient à rien de bon pour moi, sinon à me maintenir dans une vie « confortable » mais ô combien décevante.


Pourquoi on doute de soi ?


Pour moi on le doute de soi est dû à trois causes principales :

la peur de l’échec, la perte de repères et les expériences passées qui ont érodé notre estime et confiance en soi.


La peur elle-même est une émotion très forte qui nous paralyse à chaque fois qu’on est confrontée à quelque chose qu’on ne connaît pas ou aux potentielles conséquences de nos actions. Et cette peur se cristallise souvent en une double anxiété : la peur de l’échec et la perte de repères.


1. La Peur de l’Échec : L’Équation Identitaire Toxique


Dans notre culture, l’échec est trop souvent assimilé à une preuve d’insuffisance personnelle.

Si je lance un projet et qu’il échoue, mon esprit va en conclure que je suis nulle et que je suis incapable. On devient l’échec, alors que c’est juste le projet ou la stratégie suivie qui a échoué.


Et c’est cette identification à l’échec qui est toxique.


Alors pour éviter de ressentir la douleur de l’échec, notre subconscient déploie la stratégie la plus efficace : l’inaction.

On s’interdit de fixer des objectifs ambitieux parce qu’on ne supporte pas de se voir confirmer qu’on « ne mérite pas » ou « qu’on est nulle ».


Le doute de soi devient alors une prophétie auto-réalisatrice, garantissant l’absence de succès pour éviter la possibilité de l’échec.


2. La Perte de Repères : Le Défi du Cerveau Efficient


Combien de femmes en milieu de vie se retrouvent coincées dans une vie terne dans laquelle elles ne se reconnaissent plus, mais pour autant, n’osent pas opérer le changement qui améliorerait leur vie ?


Notre cerveau est une machine d’efficacité qui aime les routines et les schémas prévisibles. Même si ces schémas (une routine de travail médiocre, une relation stagnante) ne nous rendent pas heureuses, ils sont connus.


Dès que nous nous fixons un objectif qui nécessite une évolution, un nouvel emploi, une nouvelle habitude, ou une nouvelle identité, nous entrons dans un territoire mental et pratique où les anciennes règles ne s’appliquent plus.


Nous ne savons pas si nous serons compétentes, si nos efforts seront récompensés, ou même comment nous comporter. Cette incertitude crée une sensation de flottement et d’insécurité psychologique profonde.


Le doute de soi est le réflexe du cerveau pour nous ramener à la zone de confort sécurisante. Il nous pousse à abandonner avant même d’essayer, en nous faisant croire qu’il est « plus réaliste » de rester dans le connu, même si

ce connu est synonyme de stagnation.


Surmonter la perte de repères exige donc de tolérer l’inconfort du « nouveau toi » qui n’a pas encore toutes les réponses, et d’accepter que la progression est désordonnée.


3. Les Expériences Passées qui ont Érodé ta Confiance


Comme beaucoup de personnes, j’ai vécu des expériences douloureuses. Jeune écolière, j’ai été confrontée aux moqueries blessantes (sur mon nez, sur mon accent) des élèves de mon école et des voisines de mon âge.


Toi aussi peut-être tu vis avec une blessure qui vient de ton passé un jugement blessant, un échec mal digéré, ou peut-être une parole qui t’a marquée.


Et si tu ne prends pas conscience de ces expériences passées, tu as de fortes chances de compromettre ton présent et ton futur.


Parce que ton cerveau garde tout, et s’en sert comme « preuves ».


À chaque fois que tu es face à une situation, le cerveau va chercher une solution dans ce qu’il connaît déjà à savoir tes expériences passées.


Et c’est comme ça que toutes tes expériences passées, qu’elles soient des échecs réels ou des jugements négatifs intériorisés, alimentent le doute en fournissant à ton esprit des « preuves » que tu n’es pas capable, créant ainsi un cercle vicieux où la mémoire du passé projette ses limites sur ton potentiel futur.

Les 3 impacts destructeurs du doute de soi


Le doute de soi n'est pas un simple désagrément passager ; c'est un mécanisme de paralysie qui s'installe au cœur de notre existence, nous empêchant d’agir, de prendre des décisions et de nous affirmer pleinement. Il nous pousse à remettre en question chaque étape et chaque choix, déclenchant ce que l'on appelle souvent la paralyse décisionnelle.

Voici les 3 principaux impacts du doute de soi.

1. L’Auto-Sabotage : Choisir la Sécurité de la Stagnation


Je me rappelle encore d’un moment très précis : quand j’ai voulu lancer mon tout premier atelier payant, j’ai passé trois semaines à retoucher une phrase sur la page d’inscription… au lieu d’appuyer sur « Publier ».


Pourquoi ?


Parce que chaque détail devenait un prétexte pour ne pas prendre le risque de me montrer. Et ce doute m’a menée droit à l’auto-sabotage : j’ai retardé le lancement, je me suis épuisée…

et j’ai vécu cette fameuse « misère d’une saveur fade », faite de regret et de stagnation.


Pour moi, l’auto-sabotage commence exactement au moment où on choisit d’écouter sa petite voix du doute plutôt que sa vision.


Et c’est subtil. Cela ne se manifeste jamais de manière évidente.


On ne se dit jamais « je renonce ». C’est souvent une petite voie qui nous dit « c'est pas le bon moment… », « Tu n'es pas prête… », «tu verras plus tard ».


Choisir la sécurité inconfortable du statu quo plutôt que ’inconfort temporaire du mouvement.


Et toutes les femmes que j’accompagne tombent dans ce piège au moins une fois :


Celle qui veut changer de poste, mais qui « attend la

rentrée » depuis 3 ans

Celle qui rêve de créer son activité mais qui « ne se sent

jamais prête »

Celle qui a une idée brillante mais la laisse mourir parce qu’elle

ne veut pas être vue

À chaque fois que nous laissons le doute décider, nous vivons en dessous de notre potentiel.


À chaque fois qu’on refuse de se fixer des objectifs ou de s’exposer, nous choisissons la « misère d’une saveur fade », celle du regret et de la stagnation — au lieu de la peine temporaire de l’effort et de l’incertitude.


Et ça fait mal. Silencieusement, mais profondément.


2. Indécision Chronique et Procrastination : Le Cercle Vicieux


L’indécision, c’est probablement l’endroit où mon doute de soi se montre le plus fort.


Chaque fois qu’une décision importante se présente, mon cerveau se met à tourner en boucle comme un tableau Excel avec trop de cellules ouvertes.


Je vois toutes les options comme potentiellement risquées, comme si chacune pouvait ouvrir la porte à un désastre que je ne pourrais pas contrôler.


Un exemple très concret :


Il y a quelques mois, je devais choisir entre deux offres . Deux bonnes options.


Et pourtant, j’ai passé des heures à analyser, comparer, imaginer les scénarios catastrophes… jusqu’à m’épuiser.


Je n’ai rien décidé pendant deux semaines.


Et pendant ces deux semaines, j’ai eu cette fausse impression de me « protéger » du risque d’erreur… alors que je me privais simplement d’avancer.


C’est exactement ce que vivent mes clientes :


Elles veulent quitter un job toxique mais hésitent tellement qu’elles y restent encore 8 mois

Elles veulent commencer un nouveau projet mais attendent « d’être sûres »

Elles veulent dire non… mais la peur de décevoir les paralyse

Et plus elles repoussent, plus elles doutent.

Plus elles doutent, plus elles procrastinent.


Et plus elles procrastinent, plus elles se persuadent que si elles n’arrivent pas à agir… c’est qu’elles ne sont pas capables, pas compétentes, pas prêtes...


3. Perte de Motivation et de Momentum : Quand le Doute Aspire Toute Notre Énergie


Le doute de soi crée un vrai fossé énergétique entre ce qu’on veut et ce qu’on se sent capable de faire.

Je l’ai vécu des dizaines de fois.

Par exemple, quand j’ai commencé à réfléchir à mon programme Lumen’Essence, j’avais une énergie immense… mais le doute s’est installé doucement :

« Et si ça ne marchait pas ? »

« Et si personne ne comprenait la valeur de ce programme ? »

En quelques jours, je suis passée de super motivée à paralysée.

Je regardais mon document et je me disais : « Pourquoi m’investir autant si je ne suis même pas sûre du résultat ? »


Mes clientes vivent exactement la même dynamique :

Elles veulent reprendre le sport mais arrêtent dès que la petite voix dit « à quoi bon ?

Elles veulent trouver leur partenaire idéal, mais perdent l’élan après trois essais non concluants,

Elles veulent postuler à un poste ambitieux mais perdent toute énergie en imaginant qu’elles ne seront jamais retenues


Difficile d’avancer quand une partie de toi murmure constamment :

« Tu vas échouer. »

« Tu n’es pas assez compétente. »

« Tu ne vas pas tenir. »

Cette friction interne… c’est elle qui transforme nos ambitions en simples envies non réalisées.


Conclusion

Ce que je constate, dans ma vie comme dans celle des femmes sensibles et perfectionnistes que j'accompagne, c'est que toutes nos échappatoires face au doute nous éloignent de la vie que nous désirons vraiment.

L'auto-sabotage, l'indécision, la procrastination, la perte d'élan… ce ne sont pas des preuves de faiblesse.

Ce sont des mécanismes de protection devenus dysfonctionnels.

Et c'est précisément en apprenant à regarder le doute en face,à le comprendre et à l'apprivoiser, qu'on commence enfin, à créer la vie qu'on pressent au fond de nous.

Et c'est ce que nous verrons dan le prochain article dan lequel je donnerai 3 antidotes au doute de soi.

En attendant merci de laisser un commentaire ou de liker cet article s'il vous a plus ou le partager avec votre entourage


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